24.8.09

l'aficion



je découvrais, les bras chargés d'un plateau à la tombée de la nuit, que je m'attachais à la région et à la vue particulière sur les vignes, jusqu'aux manèges du grau-du-roi à trente kilomètres de là dont le halo bleuté empiétait sur le crépuscule rose, depuis le jardin de la résidence où l'on avait bu un pic saint loup remarquable, et ce malgré le vent, les volets qui claquaient, les moustiques, les travaux des voisins, les poubelles à six heures du matin ou le petit avion qui survolait la maison, la canicule qui nous avait terrassés les jours précédents, la fermeture des restaurants le samedi soir quand on recevait des amis et l'aficion que l'on ne partagerait jamais vraiment parce que, quel que soit le sentiment qui m'habitait soudain, on n'était pas du coin

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