13.1.09

yann arthus-bertrand



on ouvrait une nouvelle antenne des restos du cœur, à deux rues de la nôtre, on faisait la réclame dans les journaux pour les bars qui proposaient le café à un euro, rappelant qu'on le payait cinq francs auparavant, les soldes n'avaient plus de sens, on n'en comprenait ni la justification ni les règles, les grands magasins rivalisaient en nombre de produits moins chers que leur concurrent, internet cassait les prix et offrait la livraison, quand le gaz viendrait à manquer nul doute que la cohabitation, comme le co-voiturage avait permis d'enrayer la flambée de l'essence, apporterait des solutions, la télévision privée vantait les mérites d'une collection de films-catastrophe sans se rendre compte qu'une bonne tranche de la population mondiale en vivait un au quotidien — heureusement yann arthus-bertrand, l'œil azur et la moustache utopiste, redescendait du ciel pour le bien de l'humanité

3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Six milliards d'autres.
Une émotion

09:45  
Anonymous lo said...

pour qu'il ne subsiste aucune ambiguïté entre nous, je réitère : « jeanne moreau et agnès varda portaient leurs quatre-vingt balais à bout de bras, l'une derrière la caméra, l'autre devant, et l'on s'inquiétait déjà de la relève — heureusement steevie boulay, fort de ses performances télévisées, montait sur les planches »

11:25  
Anonymous Anonyme said...

jeanne moreau et steevy boulay 2 canons....

20:20  

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