12.11.08

l'intérêt



l'agence avait pignon sur cour, elle s'était établie dans d'anciennes écuries près de république et j'en poussais la porte avec bonheur le matin après une demi-heure de métro depuis maison blanche, j'avais quitté ma cousine pour le treizième arrondissement mais on travaillait à présent ensemble et les conversations que l'on avait eues dans son appartement se poursuivaient sur un canapé en cuir entre deux rendez-vous, elle avait un associé, qui était un ami et que j'apprenais à connaître jour après jour, et un collaborateur qui me jalousait sans que j'en comprenne la raison, j'avais été définitivement engagé après un contrat juteux et espéré, le salaire avait rassuré mon banquier et mes parents, il m'avait fallu un an pour vivre confortablement dans paris — la quitter prendrait exactement le même temps, je me tenais pile au milieu de ma vie comme cet arbre qui grandissait au centre de la cour et que je regardais sans cesse, intrigué par l'intérêt qu'il éveillait en moi

3 Comments:

Blogger Appels d'air said...

C'était donc ça.

07:55  
Anonymous lidia said...

je souris... je pense aue tu vas bien, que tu iras encore mieux, je pense que ça me fait un bien que tu peux pas imaginer de te lire.

19:26  
Anonymous lo said...

c'est donc ça
lo.

23:56  

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