9.11.08

les destins parallèles



on partageait un lit à deux places, ma cousine et moi, surplombé par une bibliothèque massive qu'elle empêchait de tomber, debout, le corps en parade, les nuits où elle faisait des crises de somnambulisme, elle ne supportait pas de retrouver des poils quand elle passait après un homme dans la douche et je traquais les miens de peur de la contrarier, elle travaillait dans la publicité, moi pas encore, elle rentrait parfois à deux heures du matin avec ses amis et je sortais de sous la couette pour boire un coup avec eux jusqu'au matin, on jouait au flipper dans les cafés de la rue cardinal lemoine en se racontant notre vie sexuelle, l'amour ne demandait pas qu'on lui consacrât sa vie ou son quotidien, elle ne l'avait pas rencontré, et moi non plus, on avait des destins parallèles, on ne faisait alors que s'en douter

3 Comments:

Blogger Appels d'air said...

Dès lors vous ne tarderiez plus à prendre ceux-ci en mains

11:48  
Anonymous le plumitif said...

c'est une cousine au poil.

18:57  
Anonymous Lidia said...

J'ai besoin de te lire...

19:18  

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