3.11.08

les parents



le couple d'amis se partageait entre le cinquième arrondissement et un appartement métro glacière dans lequel j'immigrais lorsque le premier, musicien, avait besoin de la place pour répéter en vue d'un concert, je dormais donc soit chez l'un, soit chez l'autre, comme un gosse qu'on se refile après un divorce, il arrivait que je sois seul ici ou là mais le plus souvent je remplissais un vide que manifestement l'autre ne comblait plus, j'avais été d'abord ému par la confiance que les deux garçons me témoignaient en m'accueillant ainsi jusqu'à ce que leur relation dégénère, ou plutôt que je comprenne que la raison de ma présence chez eux, toute pratique qu'elle s'avérait être pour moi, était déjà la marque de cette dégénérescence — ils s'étaient séparés peu après mon départ, j'avais un jour claqué la porte avec grand bruit, ingrat, comme on quitte ses parents

3 Comments:

Blogger Appels d'air said...

ingrat? vous êtes peut-être excessif? Pourquoi, aussi bien, ne concluez-vous pas, partiellement et provisoirement, en disant : je prenais conscience de moi?
Certes, mon point de vue fait appel à une large ponctuation.

01:35  
Blogger Appels d'air said...

.

04:10  
Anonymous lo said...

je prends conscience des autres surtout virgule balthazar point point point
lopoint

16:00  

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