1.11.08

le point de chute



je prenais l'avion un week-end sur deux, entre blagnac et orly, j'empruntais la navette qui rejoignait villejuif pour attraper la ligne 7, je vivais alors à maison blanche en colocation avec un coiffeur réunionnais qui travaillait dans le cinéma, j'avais appris à connaître paris par la rive gauche bien que mes parents aient habité près de la maison de la radio quand j'étais enfant, je n'avais pas de souvenirs du périphérique encombré ni de départs en vacances tendus, paris restait pour moi la ville la plus simple au monde, je respirais dans le métro un air de liberté vicié et d'anonymat salutaire, je m'y étais installé après des études de médecine ratées à nice, je n'avais pas d'argent en poche mais un point de chute incontournable dans le cinquième arrondissement, chez des amis qui ne l'étaient plus

2 Comments:

Blogger Appels d'air said...

Donnez-vous la peine d'entrer.

09:00  
Anonymous Anonyme said...

Ca fait longtemps que j'avais pas lu, c'est toujours aussi bien. Big hugs
Emily S

20:50  

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