2.9.08

les sacs



on avait des petites manies qui nous étaient personnelles, dont on ne parlait jamais parce qu'il n'y avait rien à en dire, mais qui disaient pourtant beaucoup sur nous, je rangeais par exemple mes sacs sans les vider, du moins j'y laissais des papiers qui témoignaient des moments que j'avais vécus avec eux, et lorsque je les utilisais à nouveau, leur contenu dessinait une cartographie du passé, mes sacs, mis bout à bout, écrivaient eux aussi un livre qui me racontait, toi au contraire tu vidais les tiens méticuleusement, tu leur rendais leur virginité, tu n'abandonnais rien de toi derrière — ce n'était pas un hasard si c'était toi le photographe et moi l'écrivain

4 Comments:

Blogger Appels d'air said...

S'il vous plaît, si vous avez un compte à règler, attendez la récré pour le faire, voulez-vous.

Clémentine

P.S. Ne prenez pas toujours mes commentaires au pied de la lettre. Il leur arrive souvent d'être au-dessous de ce que j'attendais d'eux.

17:57  
Anonymous Lidia said...

Dans mes sacs lâchement abandonnés, entre mes papiers froissés,j'y retrouve aussi quelques trésors inutiles dont j'avais oublié l'existence...

18:37  
Anonymous helenablue said...

alors , la boucle est bouclée ... et l'éssentiel n'est ce pas c'est de s'aimer et de s'enrichir l'un de l'autre ... avec ou sans sac !!

23:08  
Anonymous Anonyme said...

c'est drole je pensais que celui qui vidait le plus facilement son sac c'etait le photographe.

20:54  

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