16.8.08

les hommes



on apprenait aux actualités que la chasse au sanglier était ouverte en corse, dans le nord deux policiers avaient fait irruption par erreur dans un appartement, abattu un chien et blessé sa maîtresse, on entendait ailleurs qu'un flic avait simulé un cambriolage et s'était tiré une balle dans la jambe pour passer pour un héros, on avait assisté à un mariage berrichon, après la cérémonie des hommes en noir, fusils au bras, tiraient à blanc vers le ciel, le visage réjoui, le canon dressé, rigide, les coups de feu arrachaient frissons et cris de joie, on buvait du vin rouge au son du cor en reluquant la mariée, sans doute se demandait-on si le nouvel époux serait à la hauteur, sans doute ceci expliquait-il cela

4 Comments:

Blogger Appels d'air said...

A portée de fusil, voulez-vous dire?

07:40  
Blogger Appels d'air said...

Puis-je revenir sur ma formulation antérieure? Un remord disent les peintres.
Ma pensée est peut-être mieux saisie formulée ainsi : à portée de fusil, vous voulez dire?
Si vous en pensiez quelque chose, dîtes-le moi.
Pan! Merde, le coup est parti.

Balthazar, étendu au sol

18:12  
Anonymous lo said...

mais non, je n'en pense rien : un coup d'épée dans l'eau en somme, balthazar
lo. (en cher et en os)

17:04  
Anonymous Anonyme said...

c'est dans ce texte que transparait toute la sensibilité de l'ecrivain et si j'osais je dirais même la partie feminine de l'homme.
La force de l'homme n'est pas dans sa demonstration de puissance et celle de la femme n'est pas non plus dans sa soumission à cet homme la.

21:43  

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