26.5.10

les ponts



trois journées d'intense chaleur se terminaient sur un orage violent et une succession d'averses qui rendaient à paris sa fraîcheur printanière : je traversais le pont de l'archevêché à minuit, au dos de notre dame nocturne, puis le pont saint-louis pour m'arrêter chez berthillon où quatre italiens tentaient de prononcer le mot rhubarbe sans rire, je marquais une pause sur le pont louis-philippe avec une boule de sorbet ananas que je dégustais face à la seine dont le courant opposé faisait frémir les arbres sur les quais, la ville était désertée après l'été fugace qui avait accompagné la pentecôte et habillé les parisiens de shorts et de tongs, j'en avais aimé la surprise, mais davantage encore, j'aimais sa disparition

1 Comments:

Anonymous mohamed said...

La même traversée des ponts mais à l'aube, l'année dernière.

19:01  

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