30.5.10

l'amont et l'aval



j'avais signé un contrat pour deux mois, qui avait été reconduit pour trois et qui me déposerait au cœur de l'été avec un mois de vacances — puisqu'il était de bon ton de se donner des limites — et une incertitude, j'avais retrouvé paris comme je l'avais connue, du moins avais-je la sensation de reproduire des gestes déjà accomplis mais avec une clairvoyance extrême sur leurs conséquences, je me glissais donc avec un mélange contradictoire de prudence et de confiance en moi (après tout, j'avais passé les quarante ans) dans une peau que je connaissais par cœur, mais dont la rugosité rappelait à chaque contact, nouveau ou ancien, que j'étais devenu un autre et dont l'intraitabilité laissait présager du pire, comme du meilleur, selon que l'on se place en amont ou en aval de ma ferme existence

wim delvoye, mamac, nice

1 Comments:

Anonymous el sombre heros said...

A question? porc(he) te vas?

16:55  

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home