18.2.10

l'odeur rance



je m'attablais au soleil avec truman capote mais étais pris à parti par mes voisins de droite : le premier, italien autodidacte, vantait les mérites de la spiritualité et de la transcendance, citait dante dans le texte et m'apprenait que le doute était la clé de l'intelligence de l'homme, le second, artiste juif, s'indignait à la fois du degré zéro de réception de son œuvre photographique à nice (alors qu'à new york, à milan), de l'invasion populiste des pays de l'est qui faisait de la france la poubelle de l'europe (à laquelle il était farouchement opposé) et des résultats incompréhensibles du front national dans la région, j'écoutais sans broncher, sous l'œil amusé de l'écrivain sous son panama, le nez agacé par une odeur d'urine rance qui pesait tristement sur nous et dont j'aurais par la suite du mal à me débarrasser

3 Comments:

Anonymous mohamed said...

"Prières exaucées" sur ma table de chevet depuis un mois sans encore avoir trouvé le temps de me pencher sur ce livre inachevé de Capote.

19:59  
Anonymous Le male au net said...

et moi sur ma table de chevet une capote une envie de me pencher dessus et un gout d'inachevé.

20:44  
Anonymous joe bassin said...

JE T'AIME

11:48  

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