24.1.10

les mondes plats



on occupait de nouveaux espaces, des terres formatées dont la virginité n'était que d'apparence et que l'on emplissait les uns à la suite des autres, et de la même façon, une colonisation stérile en terme d'ambition mais pour laquelle on abandonnait l'aventure quotidienne, une tranquillité moderne, un confort virtuel dans lequel on ronronnait du matin au soir, on avait été fier d'asservir les bêtes et de les rendre dociles, obéissantes, de les cloîtrer chez soi et qu'elles en redemandent, on avait été capturé à l'identique et l'on s'enroulait sur soi-même face à cet infini ponctuel qui emprisonnait et dont le manque, à peine ressenti, paralysait, on habitait des écrans et des mondes si plats que l'on en perdait les corps, et les reliefs d'une vie

3 Comments:

Anonymous cjeanney said...

hou perdre les corps et l'idée de vraie vache...
(faudrait que nos fictions prennent de l'épaisseur en fait)

18:14  
Anonymous mysteriouq said...

ironique pour un accro de series tv sur ecran plat.

18:20  
Anonymous charlotte said...

attention de devenir des moutons suiveurs et bêlant tous ensemble!

20:58  

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