11.11.09

l'œuf à peler



je les suivais jusqu'à forest, aux abords du parc noyé de brume, et les regardais pénétrer dans une maison massive de style horta, accueillis par un homme dont la petite plaque sous la sonnette m'apprenait qu'il était éditeur, puis en ressortir une heure plus tard et s'engouffrer métro albert pour s'arrêter à chaque station et prendre des clichés des infrastructures, des lignes et des wagons, sous les regards suspicieux de quelques usagers, ils se séparaient finalement à la bourse et je soupirais en tâchant d'oublier que l'on m'avait signifié mon congé et que je les espionnais en pure perte — j'en gardais une rancune diffuse, un compte à régler, ou comme on disait ici : un œuf à peler, sans que je pusse en définir, entre le couple, le destin et le commanditaire, le destinataire

3 Comments:

Anonymous Coumarine said...

Un chocolat chaud à la couleur safran. Deux pralines et un verre d'eau (bientôt deux d'ailleurs, parler ça donnait soif).
Elle, n'avait quant à elle aucun œuf à peler.
Mais juste un merci...

09:43  
Anonymous Pivoine said...

Et en plus, c'est une de mes stations de métro préférées, dont l'ornementation est signée Françoise Schein, une artiste-urbaniste que j'aime bcp... On peut admirer ses stations de métro à Paris, BXL, (peut-être Berlin...) et une des plus belles que je connaisse: Lisbonne. Mais ce n'est qu'une toute petite partie de son oeuvre.

01:27  
Anonymous lo said...

heureux de vous faire plaisir, pivoine
et merci pour les précisions,
lo.

19:54  

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