13.9.09

l'âge



on prenait conscience de l'âge d'une étrange manière, ce n'était pas tant la prolifération des cheveux blancs, le dessin plus marqué des ridules et la rouille dont on se débarrassait avec moins de facilité au réveil, pas plus que les capacités de tolérance amoindries à l'alcool ou à la nourriture et la certitude devant toute œuvre d'art d'en avoir déjà observé le concept auparavant, cela n'avait pas lieu à l'intérieur de soi mais autour de soi, à la sensibilité que l'on se découvrait à prendre l'adulte vieillissant en considération, son existence, son dynamisme, son intégration naturelle à la vie intellectuelle et culturelle, son présent qui avait été notre futur mais qui devenait notre présent, année après année, sans que l'on ait l'impression d'y avoir perdu au change, à son image, épanouie, satisfaite, vivante

1 Comments:

Blogger Al' said...

je suis toujours impressionné quand je te lis

00:54  

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