9.8.09

la confrontation



je défendais un projet autour de la mort — son acceptation, son inscription, son inévitabilité et son absurdité — au travers de nouvelles qui la mettaient en scène de manière frontale, comme le proposait la tauromachie, ce qui avait convaincu la résidence de soutenir ma candidature quand j'avais avoué ma curiosité à l'égard de ce que l'on appelait un art et que je voulais confronter avant d'affermir ou d'infirmer ma position opposée à sa pratique, je n'avais pas idée de ce que le spectacle de la corrida allait déclencher comme analogie et comme questionnement, pas plus que je n'aurais pensé auparavant me taire face à quelqu'un qui s'en offusquerait de façon péremptoire sous prétexte que j'en avais été témoin, ce qui n'était pas son cas

3 Comments:

Anonymous el picador said...

on attend avec impatience la suite afin de porter quelques banderilles et d'assener l'estocade finale

20:48  
Blogger arn/ben said...

A la lecture de cette confrontation, que je n’avais pas vécu, pour ma part, comme telle, je suis allé chercher la définition de péremptoire ; le mot me déplaisant dans l'image qu'il renvoyait de moi, parlant par mes tripes d'un spectacle de boucher. Péremptoire (lat. peremptus, détruit) 1. A quoi l'on ne peut rien répliquer ; catégorique. 2. Qui a force obligatoire. Finalement le mot convient parfaitement à la situation et je regrette un peu d’avoir un instant douter de son choix. La confiance aurait pu suffire. Passons.

Parmi des textes accumulés au cours de l’année et gardés à lire pour les vacances, je suis tombé quelques jours à peine après l’échange sur billet d’humeur de Michel Onfray, « FAUSSE PUISSANCE DES VRAIS IMPUISSANTS » sur la tauromachie. Quelques idées claires, ramassées autour de cette interrogation « Que signifie jouir du spectacle de la mort », que j’aime à lire pour renforcer le sentiment que, sans avoir jamais fouler les gradins d’une corrida (« goûte avant de dire que tu n’aimes pas »), vraiment, ce n’est pas une chose que je peux accepter. Et de manière péremptoire Onfray conclut « Désormais je suis convaincu : ne pas être contre, c’est être pour. » Nous sommes contre ensemble.

Lien vers le texte d’Onfray : http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/Chronique_fev07.htm

ben

13:29  
Anonymous lo said...

merci pour le lien, benoît, la définition — et la confiance est une qualité rare, aussi difficile à donner qu'à s'en montrer irréversiblement digne, ne t'inquiète pas à ce sujet
pour ce qui est de la corrida : mon travail ici provoque cette confrontation (à la mort, au spectacle de la mort, à la jouissance humaine) et poursuit sur le blog son interrogation complexe, sinon relancée par ton commentaire, en tout cas alimentée par lui
amicalement,
lo.

15:45  

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