1.8.09

la résidence



les jours s'égrainaient lentement, de juillet au tout début du mois d'août, dans l'attente d'un (nouveau) départ vers des horizons sauvages, des écritures barbares et de mystérieuses rencontres, encore dissimulés par le mouvement d'un drap sang, l'envol des flamants roses ou l'érosion douce des dunes, on ne se parlait presque plus, on gardait un mutisme religieux, abruti de concentration, comme si le silence des heures précédant la résidence offrait une préparation nécessaire aux changements que l'on voyait se dessiner au cœur de l'été et que l'on rejoindrait bientôt la tête haute, affrontant sans appréhension le diable et ses sujets

7 Comments:

Anonymous le plum said...

se serait bien le diable
si vos vers ne nous prennent pas les tripes.
J'aimerais deja les voir
pas comme l'arlesienne....

15:41  
Anonymous abha said...

et alors, le diable a-t-il une âme vraiment? s'il en a c'est le vent dans le camargue

17:43  
Blogger andré said...

*S'il te faut vraiment t'y fier, que ce soit à cette loi sans coupables, jamais achevée,
  mais déliée, souterraine - ni somme, ni essaim, ni généalogie... 

     *Laisse au temps le temps de s'en aller, aux lois de jouer, aux gestes de s'accomplir.
  Tout s'y moulera, s'y pliera, s'y vouera : le corps, ses limbes, ses égards, ses décours,
  l'espace, ses lumières, ses étendues, ses figures...
       For now, all paths lead into the darkness, that gift, that blessing of the giver... 
 
     *Ô combien tien le regard distant, docilement fixe, s'écartant du pas qui pourrait
   l'éveiller... 

     *Aura du matin, le vin et la fatigue te rendant d'un seul coup maître de tes muscles,
   de leur lucidité heureuse, de l'insomnie veillant sur les murmures et les musiques, les
   ombres enjôleuses dont le soleil irréfléchi multiplie les pépites, les veines, les filons
   te réprouvant, par eux trempées de rosées, de
   semences... 
 
      *Toujours en toi, mais comme en avant, cette chose qui est là, jetant son dévolu sur
    ce que tu veux dire à l'heure même où tu le dis... 

      *Now I won't say more because I know that it's only in time you'll find the best
    way to remember... 

      *C'est en t'effaçant que tu reconnais perfidement dans tout langage la présence
    silencieuse, lacunaire, envasée qui, te protégeant, accomplit ce qu'il te faut ignorer
    pour la détruire...
 
      * « There is a land where everything is perfect and poisoneous, » voué au flâneur que je
    suis, l'oeil disponible, l'âme délivrée des colères, des convoitises, pêcheur par
    omission seulement, à jamais délivré des passions de faire...

      *Tu aimes te souvenir des choses autant que les vivre, les vivre comme en sachant
    qu'elles ne sont jamais perdues, comme si les morts pouvaient arrêter un autre temps
    que le leur... 

      *You'll become one with your deserts. They'll fulfill you. 

      *Dans ces premiers temps d'éveil, tu ne vis que parce que tu ne pouvais pas dire ce
     que tu voyais ; tu n'aurais rien vu si tu l'avais pu...
 
      *J'écris de là où je ne suis pas, ou si peu...Ce que j'écris est obole, trêve, fuite, invite
     à regarder le jardin où inlassablement jouent les enfants qu'ils sont plutôt que ceux
     qu'ils furent.
 
                     

20:41  
Anonymous le jedi du mardi said...

jusqu'à la fin je n'ai pu lire
desolé maitre yoda
si des vers prennent les tripes
ceux ci la tete m'ont prise...
c'est peut etre le coté obscur
qui aveugle mon esprit.

22:23  
Anonymous lo said...

mais ce diable-là se couche avec la nuit, abha — qu'en est-il des autres?
et : douze étoiles, andré? la résidence s'annonce prometteuse
enfin, plum : ce n'est pas parce que l'on écrit plus que toi qu'il faut faire ta mauvaise tête
lo.

22:59  
Anonymous la mauvaise tete said...

Quantité n'est pas qualité NA....

22:17  
Anonymous lo said...

commentaire n'est pas compétition non plus — et tu sais que l'on tient aux tiens, plumitif plurinominal
lo.

22:23  

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