5.8.09

la moustiquaire



on avait rabattu les moustiquaires le long des fenêtres dont on gardait les volets mi-clos dans la journée à cause du soleil qui frappait fort sur la façade jaune, on avait passé une première nuit tranquille, et une deuxième sans insecte, identique à la première si l'on choisissait d'ignorer la brutale sensation d'étouffer face aux fenêtres ouvertes mais que la moustiquaire comme une toile d'araignée condamnait imperceptiblement — mon visage avait rencontré le grillage invisible lorsque le pas de sabots mystérieux avait résonné dans le silence de la nuit, m'empêchant de me pencher, de voir, me repoussant tel un élastique dans la maison, captif, pris au piège

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