15.12.08

la complicité



la pluie martelait le toit sans cesse, de sorte que le sommeil était entrecoupé de réveils vifs lorsque le rythme des averses variait, on quittait le lit dans la pénombre, on se dirigeait vers la salle de bains où, à son tour, on pleuvait contre la porcelaine, on buvait à la bouteille à la lumière du réfrigérateur, parfois on restait debout, une heure, deux, à regarder les trombes d'eau battre le carreau et à imaginer des drames diluviens le long du bord de mer que le quotidien régional retracerait dans ses grandes lignes le matin, au café, on évoquait la météo avec les voisins et on rentrait chez soi s'abriter, j'avais appelé ma grand-mère qui affrontait des températures négatives dans le centre de la france, je lui avais raconté à sa demande notre emploi du temps, elle s'était exclamée que l'on vivait comme des vieux avec une satisfaction à peine dissimulée, on avait ri au téléphone pendant une dizaine de minutes, complice

5 Comments:

Anonymous Anonyme said...

quelle photo!

07:59  
Anonymous lidia said...

La dame est assortie à son chien ou l'inverse ?
Question stupide, il n'y a que la complicité qui compte.
Ton texte est très beau.

09:28  
Anonymous porte nawak said...

COMPLICE, qu'on plisse les levres ou les yeux en souriant mais surtout qu'on plisse pas à coté de la porcelaine...

21:49  
Anonymous lo said...

anonymes en forme et lidia fidèle, décembre tient ses promesses
lo.

13:20  
Anonymous Anonyme said...

B.Nonyme!

22:10  

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