2.12.08

les ouvriers



les travaux avaient débuté à neuf heures trente par le déménagement méticuleux de la cuisine dans le salon, opération qui avait étrangement demandé moins de temps qu'on le redoutait, on était étonnamment efficace et motivé, et les cartons s'imbriquaient sans peine et sans condamner nulle facilité de la pièce principale, on avait poursuivi sur l'effort de rentabilité pendant que perceuses et coups de marteaux résonnaient dans l'appartement en réglant séance tenante des affaires qui traînaient depuis des mois, on avait mangé un kebab vers deux heures et bu un café au comptoir en se donnant des coups de coude, on avait retrouvé la cuisine désossée et rutilante, et les ouvriers contents d'eux comme nous l'étions de nous-mêmes, on s'était virilement serré la main en se disant à demain, le sourire aux lèvres et du baume au cœur, on prenait un nouveau départ

2 Comments:

Anonymous martin said...

Deux mots pour dire combien j'aime vous lire, le plaisir est le même et renouvelé, pourtant, à chaque fois. Comme ce café de l'après-midi dont je ne peux me passer...

:)

15:02  
Anonymous lo said...

caféïnomanes convaincus nous-mêmes, martin, nous ne pouvons qu'être sensibles à votre comparaison
merci de vos visites régulières,
lo.

15:50  

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