7.12.08

les champs élysées



on disait des champs élysées que c'était la plus belle avenue au monde, on la montait lentement dans le froid du dimanche matin vers un arc de triomphe unidimensionnel, noyé dans la brume de l'hiver et la buée que soufflaient nos bouches, héros et hommes vertueux y jouissaient d'après la mythologie grecque d'un repos mérité, j'avais proposé à mes amies une pause nostalgique au drugstore publicis qui rappelait par sa seule résurrection que l'on avait vieilli, on s'était posé la question de l'âge, à quel moment le visage commençait-il à donner des traces d'usure, j'avais parlé des rides et des pattes d'oie qui se dessinaient au coin des yeux sur les derniers portraits de moi, de retour sur le pavé le soleil aveuglait les mortels et l'éther brûlait d'or, paris du haut des champs se prolongeait à l'infini, on avait repris notre chemin

2 Comments:

Anonymous lidia said...

sourire

16:33  
Anonymous Nicolas Bleusher said...

On vieillit quand on parle de vieillesse à propos de soi. Pour ma part, je me l'avoue depuis peu mais je m'en parle. Je vieillis, oui. Cela ne m'inquiète pas tous les jours. Sauf quand la tête se fait plus lourde, quand le corps s'autorise plus souvent à grincer...

12:12  

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