18.9.08

les cartes postales



j'avais acheté quatre cartes postales, il fallait bien commencer quelque part, j'avais pris neuf timbres au lieu des dix demandés parce que ça arrangeait le vendeur, j'étais troublé par la vision de la ville à travers d'autres yeux que les tiens, les couleurs étaient trop vives, artificielles, les points de vue sentaient la retouche à plein nez, je regardais montréal comme tu l'aurais fait mais tes clichés ne viendraient pas cette fois-ci confirmer ce que j'y avais vu, il fallait travailler autrement, je décidais de ne pas envoyer les cartes postales, du moins : je te les envoyais, à toi seul, pour que tu mesures l'étendue du drame, ce n'était pas punir que de ne pas écrire de carte, c'était dans ces conditions — et sans tes images — l'inverse qui l'aurait été

4 Comments:

Blogger Appels d'air said...

Nous voilà affranchis

12:12  
Anonymous lidia said...

C'est une déclaration d'amour, à travers le respect et l'admiration du travail de l'autre.
C'est magnifique.

14:55  
Anonymous Anonyme said...

il est magnifique celui la.Je ne reprends pas le mot c'est celui qui m'était venu.

B.

00:24  
Blogger natouO said...

Simple, droit au but, épuré, j'espère que le photographe te lit!!!
profite bien je vais une fois de plus voyage grâce à toi ;-)

14:48  

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