23.9.08

le déjeuner



après la douche, j'emportais ma tasse de thé et quelques biscuits sur la terrasse en prenant soin de me tenir fermement à la rambarde extérieure, l'escalier en colimaçon était vissé à la façade arrière du bâtiment qui ne comptait que trois étages, mais comme sherbrooke coupait la colline, les marches en fer forgée ajourées donnaient sur la cime d'arbres qui prenaient racine beaucoup trop bas pour que je m'y intéresse depuis cette hauteur, je déjeunais face à montréal sur trois cent soixante degrés en tentant d'oublier que le moindre faux pas dans la descente me précipiterait dans le vide, je me rassurais en fixant mon attention sur le centre hospitalier qui occupait la rue suivante, les urgences s'ouvraient sur la traverse derrière la maison, le tout serait d'attirer suffisamment l'attention en chutant pour ne pas agoniser bêtement sur le pavé, je décidais que la construction avait été pensée avec sagesse en regagnant à pas précis l'appartement

5 Comments:

Blogger Simin said...

j'aime bcp votre blog :)

12:53  
Blogger Appels d'air said...

malgré tout ...

13:01  
Anonymous Anonyme said...

si je dis c'est supe bien écrit...? C'est idiot...

B.Nonyme

19:45  
Anonymous Lidia said...

Vertige ?

06:28  
Anonymous lo said...

entre nous, B., c'est la moindre des choses
lo.

19:01  

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