4.3.10

le prisonnier



je berçais l'idée, toute effrayante qu'elle fût parfois, que la vie était une création de l'esprit, une chimère, un rêve continu où tout était absolument possible mais que l'on bridait en y imposant des règles, des limites et des culpabilités, et qui s'éteindrait brutalement, scellant définitivement les connexions du corps avec un extérieur qui n'existait pas mais dont la perception, unique pour chacun, passait physiquement par l'œil, le cerveau et les sens : une fois les organes morts, le rêve cessait aussi logiquement qu'il avait commencé et le prisonnier que l'on croyait être de soi-même ne s'en évadait pas davantage qu'il n'en avait jamais été captif, puisque l'on était tous à l'origine et à la fin de soi, l'alpha et l'oméga, le numéro un

claire morgan, a part at the seam, galerie karsten greve

3 Comments:

Anonymous HUGO CERETTI said...

Bien que le texte soit de Morgan
je trouve que vous ecrivez avec

DEXTER ITE .....

la messe est dite

17:00  
Anonymous lo said...

bien que la « pièce » soit de morgan, hugo
je vous trouve bien perspicace cela dit — cacheriez-vous quelque chose vous aussi?
lo.

19:10  
Anonymous Zonier l'épris said...

non je ne cache rien....
la verité nous creve les yeux c'est pour cela que nous ne la voyons pas...
tout est dans les mots, les lettres, certains jouent avec les mots d'autres avec les lettres...
il faut se liberer de nos chaines..

19:24  

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