4.12.09

le défaut dans la cuirasse



je rencontrais le mercredi un spécialiste qui jetait un œil sévère sur ma pathologie particulière et le jeudi mon généraliste qui s'amusait devant un foie gras pressé aux figues de mon hypocondrie caractérisée, et j'étais en définitif confus, pareillement coupable et non-coupable d'un défaut dans la cuirasse, qu'il fût physique ou psychologique n'y changeant rien, et j'accablais la nuit durant l'anatomie qui me trahissait déjà, rappelant à mon souvenir les mille et un tracas du passé qui penchaient en faveur du second médecin quand ma dysurie chronique avait été au fil des ans parfois un motif de fierté, parfois le signe supposé d'une catastrophe interne — je ne souffrais, pratiquement, de rien, et c'était bien là tout ce qui comptait

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