19.9.09

l'élaboration



on s'était arrêté au festival des glaces, au cœur du centre commercial dont le nom évoquait depuis l'enfance un avenir que l'on ne connaîtrait pas, on avait commandé une candelière, dont je ne comprenais pas la signification mais qui mêlait raisins rhum, vanille et café, et un brownie chantilly honorable, ça n'avait pas été une décision réfléchie mais plutôt un caprice soudain, comme celui qui me précipitait au sortir du cabinet du psychanalyste vers une pâtisserie pour y engouffrer un éclair au café il y avait vingt ans de cela, un geste que j'avais élaboré donc avec le temps et que je partageais à présent avec mon entourage — je boirais un caprice justement, cerise, glace pilée et vodka, le même soir, mine de rien

1 Comments:

Anonymous Hugo Ceretti said...

Peur du vide? Besoin de remplir l'espace.
Quant à la photo sublime! j'en reste baba ou médusé .... j 'hésite..

20:38  

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