17.7.09

giacometti



je me souvenais avoir lu dans ses mémoires que giacometti avait ressenti un profond changement dans sa façon de voir le monde un jour où il était attablé à un café, et que cette vision avait résolument influencé sa manière de peindre et de sculpter tout en lui donnant une conscience plus aiguë de l'humanité, je regardais les spots de publicité à la télévision avec le sentiment d'être le seul à en percevoir l'horreur criante, particulièrement de ces êtres qui arpentaient les rayons d'un supermarché, le visage masqué d'un prix ou d'un pourcentage, d'une valeur marchande en somme, et dont, pour une raison étrange, l'image me poursuivait au fil des rues sans que je sois pourtant certain de sa réalité

1 Comments:

Anonymous RAEFON said...

l'etre humain n'a pas de prix.
Paradoxalement certains ne valent rien.
lorsqu'attablé à la terasse d'un café je comtemple mes semblables, je n'ai pas envie de peindre mais seulement de vomir.
C'est cela le genie de l'artiste voir le meilleur de l'etre humain meme dans le pire....

14:23  

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