10.8.08

la campagne



l'alerte orange avait été levée dans l'après-midi qui avait suivi la tempête, mais le courant n'avait pas été rétabli, on était allé aux nouvelles, un poteau avait été brisé par le vent, dont les fils plongeaient dans l'eau verte de la grenouillère, on avait dîné aux chandelles dans la grande salle à manger, le lendemain on se lavait à l'eau froide, les mains en coupelle pleine jusqu'aux aisselles, l'aine, le visage, les parties sensibles, on désespérait en voyant le week-end arriver sans électricité, on aimait la campagne certes, mais jusqu'à un certain point

6 Comments:

Blogger Appels d'air said...

Il disait : " J'y étais! ", quand sonna la retraite...
Balthazar

P.S. Vous ne m'avez pas dit qui est l'auteur du colosse que vous présentiez il y a peu.

17:12  
Anonymous lo said...

anne et patrick poirier pour la colonne, balthazar
jeanpierre paringaux à la photographie "impressionnante"
et pour l'homme : vous allez me faire rougir
lo.

17:20  
Blogger Appels d'air said...

> à vous quatre
Je me disais aussi : quel podium!

Balthazar

17:58  
Anonymous Anonyme said...

Attention à toi...j'imagine une sorte de shining à la lecture de ce passage! Je pense néanmoins que tu n'auras pas la neige! Cependant quelque chose de terrifiant couve de cette photo/texte.

Attention...

B.Nonyme

10:06  
Anonymous Lidia said...

Certaines bougies meurent en oeuvres d'art. C'est parce qu'elles font partie d'un décor obscur qu'elles se révèlent importantes dans le noir. Parfois, il est bon de manquer d'électricité, juste pour se rapprocher des choses essentielles...
Ton texte est très beau

22:54  
Blogger natouO said...

j'adore ce petit pingouin jaunâtre!
merci Jp pour cette photo!

j'ai zappé de te dire bonne fete le 10 alors je me rattrape et t'embrasse bien tendrement!

13:45  

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