3.10.06

alimentaire

le travail avait repris, différent d'avant mais c'était toujours le travail, avec la reprise du travail il y avait les habitudes, des choses bêtes comme le repas de midi, la pause de onze heures, la pause de cinq heures, tu ne te soumettais pas aux pauses, tu zappais le passage obligé à fixer les chaussettes mickey d'untel pour ne pas prendre part aux conversations stériles des autres devant un café dégueulasse, tu avais réussi à imposer une troisième heure de déjeuner, il fallait que la pause ait lieu entre midi et deux, tu avais ramé, aujourd'hui grâce à toi il y avait trois créneaux, et vu le sous-effectif, c'était plutôt une bonne nouvelle de savoir que l'on allait se retrouver sur deux rayons pendant une heure plutôt que sur quatre les mercredis ou les samedis, le travail te bouffait la tête, tu remarquais à certains moments, lorsque les gens t'adressaient la parole, qu'il te fallait une dizaine de secondes, notables pour eux qui étaient toujours dans l'urgence, avant d'enregistrer leur demande, et parfois même leur présence, tu ne souffrais d'aucun mal particulier, tu étais vendeur à la fnac de nice depuis six ans, ça n'était pas grand-chose au fond, un boulot alimentaire on appelait ça, n'empêche que tu rentrais chez toi pour te vider la tête et tu ne trouvais rien de mieux à faire que d'écrire une note sur ton travail

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