26.5.06

red



l'amie s'est fanée entre ses bras, le crâne a hurlé depuis le dedans, le cri d'un nourrisson déchiré par le temps, puis ce fut le silence, et la folie muette, quand l'homme est venu elle ne s'est plus sentie seule, ils étaient deux à partager la mort des autres, et leurs pensées les plus intimes, elle a prié pour que la vie change, elle est tombée amoureuse, elle n'a pu faire le tri entre les désirs et l'amour, elle n'a pas cru suffisamment en lui, elle s'est jetée dans le combat pour faire taire les voix, l'eau s'est refermée sur elle, elle a courbé la tête
elle est revenue différente, une sérénité brûlante qui cachait un visage odieux, l'homme a proposé son aide une nouvelle fois, elle a souri à ses promesses comme on accepte le regard de tendresse d'un vieillard et qu'on y reconnaît un désir regretté, elle l'a laissé faire, cela n'a pas suffi, son amour à la charge elle a tué pour se faire haïr, comme rien ne l'éloignait, elle a pris les devants et lorsqu'elle a appuyé sur la gâchette, au moment précis où le silence définitif a vrillé ses tympans, elle l'a entendu penser qu'il l'aimait

1 Comments:

Blogger Mathieu said...

Tel l'oiseau,
Tu renaîtras de tes cendres !

23:13  

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