5.4.10

les bases solides



je me souvenais avoir lu le malaise qui avait saisi christophe donner quand il avait appris la mort de guibert qui, à ses yeux, donnait la mesure de sa propre littérature et avec lequel il n'avait je crois partagé que de rares instants, j'étais soulagé pour ma part de croiser sur un trottoir la silhouette sèche et nerveuse de celle qui jouait ce rôle dans mon parcours, sans qu'elle en fût probablement consciente, et je rentrais immédiatement le consigner dans mon journal — j'avais parallèlement retrouvé la trace d'amis que le temps n'avait ni abîmés, ni noyés dans les plis définitifs de sa trame, et je me rassurais ainsi de savoir que mes référents persistaient, que, par ces présences essentielles, maintenues, ma vie reposait sur des bases solides et, jusque là, fiables

4 Comments:

Anonymous mohamed said...

A propos de Guibert, je suis plongé depuis plusieurs semaines dans la lecture d'un recueil réunissant tous ses articles publiés dans le journal Le Monde sur la photographie.

"Hervé Guibert a commencé à photographier en 1972, à 17 ans, avec un petit Rollei 35 offert par son père, et qu'il gardera toute sa vie. En même temps, il écrivait. Son deuxième livre publié a été un "roman-photo", Suzanne et Louise. Il y mêlait textes et photos de ses grand-tantes; il racontait ses relations avec elles et les photos étaient l'occasion de jeux étranges et amoureux, la liberté de la vieillesse et de l'enfance se rejoignaient. Le seul visage, paru en 1984, fait de photos, se présente comme un roman. (Un livre avec des figures et des lieux, n'est-ce pas un roman?)."
Agathe Gaillard
http://www.agathegaillard.com/Herve%20Guibert.html

11:32  
Blogger Dododronte said...

je connais très tès peu...

11:19  
Anonymous lo said...

j'aime beaucoup ton dodo écorché
lo.

11:40  
Anonymous hugo said...

j'aime son r ecorché vif.

20:11  

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