30.5.09

l'expatrié



il aurait fallu regarder la ville quotidienne avec le même détachement curieux, la même anxiété nerveuse que l'on avait appliqués à istanbul depuis le hublot de l'avion, puis dans le bus entre l'aéroport et le quartier de taksim que nous avait recommandé un expatrié enthousiaste plutôt que le taxi qui nous aurait conduits certes directement à l'hôtel, mais sans avoir compris dès le premier pied sur le bitume, sac au dos, que l'on arpentait une capitale comme les autres, il faudrait savoir regarder la ville dans laquelle on vit avec la même neutralité envers sa population et ses dérives, la même bienveillance envers ses vieillards courbés et leurs traditions, s'ouvrir au sentiment de n'être finalement nulle part à sa place et ne plus jamais rien revendiquer

1 Comments:

Anonymous Mat said...

serait-ce le début de la sagesse...

12:58  

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