23.3.09

le monstre



on m'avait récemment reproché le caractère morbide de certaines notes, tout en convenant de leur qualité et de leur impact, on ne comprenait pas pourquoi, alors que j'avais potentiellement toutes les chances de vivre vieux, j'étais brusquement rattrapé par les spectres du passé et de l'avenir, j'avais pourtant depuis l'enfance un rapport particulier à la mort, je ne me souvenais ni de celle d'un animal cher, ni de la première fois que son évidence m'avait traversé, mais j'étais dévoré, et cela depuis le plus jeune âge, par un monstre intérieur qui tendait à ma disparition et que je baptisais lucidité, lors d'une interview télévisée, isabelle adjani avait à son tour évoqué le monstre qui nous grignotait sans relâche et arriverait à ses fins tôt ou tard, lui donnant cependant un autre nom que le mien, mais dans ses yeux de porcelaine immenses et lumineux je l'avais reconnu sans erreur et même si cela peut sembler inconcevable, nous nous étions souris

6 Comments:

Blogger Sébastien Hayez said...

très beau.







ça mériterait de faire un questionnaire sur le 1er souvenir de la mort…

17:46  
Anonymous LCT said...

l'oeil etait dans la tombe et regardait caîn ou l'Abel Adjani.

19:49  
Anonymous le plum said...

Je me souviens, lors de ma prime jeunesse, avoir laissé trainé sur mon bureau un poème sur la mort.
Mon oncle, mon grand fère, mon protecteur l'avait dechiré en pretextant que j'etais morbide, jeune et que j'etais idiot de penser à cela à mon age.... les temps ont bien changé..

19:54  
Anonymous Le plum said...

décidément ce sujet m'inspire.
Je lisais... lorsque subitement un passages m'a rappelé à vous....
Je cite:
" L'existence n'est jamais douce, elle est frottements, grincements, froissements, broiements. L'existence n'est pas la douce vie mais la proche mort.
Pour la douce vie, l'homme a crée le langage; même lorsqu'il parle de la mort il la met à distance, lointaine et incertaine elle n'est qu'une possibilité ; lorsqu'il la décrit elle concerne toujours les autres, devient une mise en scène romanesque, une perspective ésotérique, s'étiole en considérations physiologiques.
Les mots voilent l'existence des choses et protègent ainsi l'homme de la mort car exister c'est pouvoir mourir.....

La folie un bienfait pour l'humanité
Serge Tribolet

13:07  
Blogger Jordie Nilla said...

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