21.5.08

la passivité



on jouissait dans paris d'une liberté quasi-totale, on allait au gré des envies faire une promenade, manger un morceau quelle que soit l'heure, au cinéma ou bien visiter une exposition, à la différence de new york qui nécessitait des décisions et des directions, paris se vivait au hasard des bouches de métro et des erreurs de parcours, des chemins que l'on croisait, amicaux ou professionnels, les rencontres s'étonnaient toujours : ça n'arrivait jamais, c'était incroyable, mais en vérité c'était quotidien, on reconnaissait quelqu'un dans chaque arrondissement et le moment s'articulait autour du hasard qui avait voulu mettre telle personne sur notre route, on rentrait tard sans se demander ce que le lendemain réserverait, la passivité nous convenait

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