25.5.08

la fête des mères



le rapport à la mère distribuait en égale quantité un attachement déraisonnable et une rancune éternelle, de la même façon le rapport de la mère à sa progéniture se nourrissait d'une dose conséquente de cannibalisme que pondérait un sentiment qui avait à voir avec l'amour mais n'en était pas, l'enfant, autrefois porté sur le ventre, était à soi comme il avait été en soi, une excroissance, un prolongement, un membre sectionné injustement, l'amputation enrageait autant les deux parties qu'elle les faisait souffrir, la mort résoudrait l'équation en temps utile

louise bourgeois, maman, jardin des tuileries

5 Comments:

Anonymous Anonyme said...

la mort ne résout rien pour les survivants, les choses se posent juste dans d'autres termes......

10:03  
Anonymous Lidia said...

Aucun vide ne ressemble à celui d'un utérus délivré/amputé de l'être qui le remplissait, aucun...
L'enfant sortit de la matrice ne peut le savoir.

13:36  
Anonymous Anonyme said...

la mère amère regardait la mer
Et sur les carreaux la pluie tombait.... et sur ses carreaux les larmes mouillaient.
Les mets du restaurant, sans le fils prodigue, n'avaient pas de saveurs . La mort a plus de gout qu'une vie sans saveur.

18:19  
Anonymous lo said...

la mort n'a ni goût, ni dessein secret : elle efface la douleur et nous rend anonymes
lo.

19:03  
Anonymous Shaggoo said...

La mort ? C'est l'affaire des vivants...

20:15  

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