les meilleurs auspices
je retrouvais bruxelles après paris, un métro simplifié dont j'assimilais immédiatement la distribution, des tramways, des bus, des taxis souriants et serviables, des rues aux briques rouges et des chaussées sûres, je retrouvais les codes, l'expresso et pas le café, et la bise unique sur l'une ou l'autre joue, mon visage rencontrant le vide lorsque je me penchais pour une seconde, j'entrais dans une boutique familière, un bar, un passage, je revoyais des gens du passé et j'en rencontrais de nouveaux, français pour certains, travaillant dans ce milieu si couru et fermé de l'édition et qui, dans la ville belge, se laissaient aller à la confidence, pas seulement littéraire, autour d'une table, je m'armais d'un clavier, d'une connexion wifi et d'une théière, et, sous les meilleurs auspices, je m'exécutais

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