24.4.08

la lamentation



paris hésite entre hiver et printemps et je marche, visage levé vers le ciel nuageux, les cafés s'ouvrent à la rue et allument les braseros, le vin monte à la tête, crâne surchauffé et cheveux brûlants, on voudrait presque que le short et la tong fleurissent à nouveau, il y a une attente du peuple, une lamentation, les hommes frappent des poings sur les terrasses, ils interpellent les dieux mais par-dessus la ville, la nuée reste silencieuse et l'évidence se fait brutale : dieu est mort et je suis seul

3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

ton texte relève presque du Haïku!
Très très joli!
Nathalie M

08:27  
Anonymous Querelle said...

Sans doute est-ce mieux que l'inverse : dieu est seul et je suis mort :)

17:24  
Blogger Sovania said...

Très bon article, comme toujours. Il a le mérite de susciter le commentaire.
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11:58  

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