9.9.06

la pierre ponce



et si la mort n'était au fond rien d'autre que cette peau du talon, dure et insensible, multipliée par l'usure et la marche au point que les couches épithéliales se chevauchaient, se pénétraient, isolaient la vie intérieure, anesthésiant les douleurs et les chocs, et si la mort n'était que cela, une ankylose cutanée lente et généralisée, en profondeurs successives, fallait-il se révolter, gommer les cellules mortes à coups vigoureux de pierre ponce ou au contraire s'y abandonner, fermer les yeux et s'endormir, engourdi?

atelier brancusi, paris

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