10.2.06

donner

jeanpierre a dit : le problème, c'est ton journal
j'ai soulevé un sourcil, amusé, ça me faisait rire que mon journal prenne à nouveau tellement d'importance, mon journal, le mot journal, ça me faisait sourire, ça m'énervait sans doute un peu aussi, que le journal, le mot journal, soit repris, ici et là, qu'on le lise en y associant n'importe quoi -parce que mon journal n'est pas n'importe quoi
venant de jeanpierre, j'étais prêt à écouter cependant, j'ai demandé où était le problème, jeanpierre a dit que j'écrivais dans mon journal, qu'il avait parcouru la blogosphère, qu'il y avait lu beaucoup de choses, des journaux intimes en quelque sorte, qu'ils soient photographiques ou littéraires, vidéo, musicaux, pour revenir à ce que disait moland dans une note précédente sur la variété des blogs et l'infinité des possibilités, que par conséquent, dans la mesure où j'écrivais déjà un journal à moi, je n'allais pas me répéter sur le blog, ni confier une impression, une sensation, quelque chose que j'aurais gardé / que je garderais spontanément pour le journal, le vrai, j'ai baissé la tête, visage vers les chaussures pour masquer un sourire d'une prétention avantageuse, j'ai répondu : ah non?
j'ai dit que j'avais de quoi alimenter l'un et l'autre si je le voulais
j'ai insisté : si je le souhaite
qui voulait bien dire que ça dépendait de moi, rien que de moi, de ma volonté à donner, ma volonté à me laisser aller à donner, à être quelqu'un de généreux, ce que je ne suis pas, ne vous méprenez pas
j'ai néanmoins conservé l'une des objections de jeanpierre sur les différences entre journal intime et blog intime, qui était la longueur des pages : il me semblait évident que je n'allais pas écrire des notes de cinq pages sur le blog, sans être rasoir, ce serait non-esthétique, pour revenir à nouveau au long manifeste de moland sur le choix de la charte graphique etc… j'ai dit : je ne crois pas que ce soit le lieu pour cela
sur le blog que j'ai ajouté ce soir dans la liste des liens, azure-te, il est spécifié en exergue : "journal pas si intime"
j'ai parcouru l'écriture des notes, le choix des titres, le ton donné, la grande liberté, j'ai reconnu une autre école de la littérature, entre souvenirs d'enfance et quotidien irrigué, j'ai également reconnu des choses de moi, de ma prose à moi, la mienne, j'ai peut-être été jaloux un quart de seconde avant de me rendre à l'évidence qu'un jour (mais pas ce soir) je lirais ce blog de a à z -mais pas ce soir
je n'ai pas eu peur, j'ai eu une confirmation

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

a

15:35  

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